J'avais déposé début 2024 une proposition de loi aux côtés de mon collègue Cyril Pellevat afin de corriger le coefficient de conversion appliqué aux logements chauffés à l'électricité, dont le DPE se trouvait très pénalisé pour ces logements pourtant chauffés avec une énergie décarbonée.
Après une première baisse intervenue le 1er janvier 2026 a 1,9, nous nous réjouissons de la nouvelle baisse annoncée du coefficient de conversion de l’électricité dans le calcul du DPE a 1,7.
Cette évolution permettra de mieux refléter la réalité du mix énergétique français, largement décarboné grâce au nucléaire, et de corriger une inégalité de traitement pénalisant jusqu’ici les logements chauffés à l’électricité, y compris lorsqu’ils ont fait l’objet de travaux de rénovation. Par l'application de ce coefficient, un logement chauffé à l'électricité se trouvait plus mal noté qu'un logement identique chauffé au gaz ou au fioul : une aberration que nous dénonçons depuis plusieurs mois !
Cette décision conduira également à sortir du statut de passoire énergétique (étiquettes F et G) environ 380 000 logements principalement chauffés à l’électricité, qui étaient excessivement pénalisés par la méthodologie antérieure.
Même si nous nous réjouissons de cette nouvelle évolution décisive, nous continuerons à agir pour abaisser encore ce coefficient injustifié
En effet, cette baisse du coefficient de conversion de l’électricité pour le DPE reste insuffisante puisque le gaz, 70 à 100 fois plus carboné que l’électricité en France, reste avec un coefficient à 1.
Les logements chauffés à l’électricité sont pratiquement 2 fois plus pénalisés pour leur consommation d’énergie que les logements chauffés au gaz. Il faut aller plus loin !
